Recherche personnalisée

Généralités sur la reproduction des oiseaux

le chant et le territoire

le chant

Le chant d'un oiseau n'est pas, comme beaucoup le supposent, une manifestation de joie, mais une manière de délimiter un territoire.
Les mammifères « marquent » leurs territoires par leur urine ou leurs déjections. Nous, les humains, préférons planter une clôture. Les oiseaux chantent !
Si l'on pouvait traduire un chant d'oiseau, cela donnerait à peu près : « Vous êtes ici chez moi ! N'approchez pas, sinon, gare à vos plumes ! »

En général, le mâle arrive le premier sur les lieux de nidification et se détermine un territoire suffisant pour l'installation du nid et la recherche de nourriture. Il choisit des postes de chant à des points stratégiques afin d'avertir les oiseaux de même espèce de sa présence et de son intention d'occuper le terrain.

le territoire

On appelle territoire tout espace défendu par un oiseau à un moment quelconque. Le critère permettant de connaître l'existence d'un territoire est le comportement agressif de l'oiseau envers ses congénères.

On distingue :

territoire unique


territoires communs


arênes


territoires d'oiseaux grégaires


territoire double


territoire saisonnier


Un territoire... pourquoi ?

La territorialité favorise une exploitation uniforme du milieu et maintient l'équilibre entre les ressources alimentaires et le nombre d'individus L'importance des populations est ainsi contrôlée.
Les oiseaux connaissent leur territoire dans les moindres détails. Leurs chances d'échapper à la prédation sont donc augmentées.


Tout individu incapable de tenir un territoire ne se reproduit pas.


Les parades nuptiales

L'objet des parades nuptiales est de faciliter les rencontres et de faire coïncider les cycles des deux partenaires.

Ce sont des manifestations
sonores :

visuelles :

gestuelles :

comportementales :

Les parades peuvent n'être pratiquées que par l'un des partenaires (le chant, par exemple) ou par les deux (danse des Grèbes huppés). Elle est parfois collective, comme chez les canards.



Régimes matrimoniaux

La plupart des espèces sont monogames.
Cette monogamie est généralement temporaire (chez 98% des espèces) en raison de l'importance de la mortalité saisonnière qui est de plus de 50% et des chances de se reproduire qui sont de moins de 25%.
Pourtant, chez certaines espèces, le couple est uni pour la vie (cygnes, oies, choucas). Cela entraîne une nidification précoce et de meilleures chances de réussites des nichées.

Quelques espèces sont polygames : les Faisans, parfois le Bruant proyer. Le Troglodyte mignon est souvent bigame.

La polyandrie et la promiscuité sont des régimes matrimoniaux qui existent aussi dans le monde aviaire.


Le nid

Le nid n'est pas une « maison »
Sauf rares exceptions, il n'est là que pour protéger les oeufs et, éventuellement, les jeunes.

Le nid est construit chaque année. Certains sont occupés d'année en année, chez les hérons, les rapaces, le Corbeau freux, par exemple, sont rechargés en branchages à chaque saison et peuvent atteindre des dimensions impressionnantes.


Les œufs

Les œufs sont pondus dès l'achèvement du nid.

Le nombre d'œufs dépend de ce qu'une femelle peut produire, mais aussi du nombre de jeunes que le couple peut élever avec succès.
Ce nombre est donc variable d'une espèce à une autre, mais également d'un couple à un autre.
Les variations sont aussi géographiques : le climat et l'altitude ont une grande influence.
Il est fort probable qu'il y ait une corrélation entre le nombre d'œufs produits et le taux de survie de l'espèce.


L'incubation des œufs est assurée par la femelle. A cette période, la poitrine de la femelle, en contact avec les œufs, est dépourvue de plumes et fortement vascularisée. Cete zone dénudée est appelée plaque incubatrice.
Chez les canards, la chaleur nécessaire à l'incubation est apportée par la palmure des pattes.


Abandon d'œufs

En cas de dérangement, le couveur est parfois contraint d'abandonner les œufs. Certaines espèces y sont plus sensibles que d'autres.
Un autre lieu est alors choisi pour une ponte de remplacement.



Les jeunes

nidicoles et nidifuges

Les nidicoles sont couramment appelés "oisillons", alors qu'on appelle plutôt "poussins" les nidifuges.
Les nidifuges quittent le nid dès leur premier ou deuxième jour et trouvent eux même leur nourriture. C'est, par exemple, le cas des canards, des cygnes, des oies. Les jeunes faisans, perdrix, etc., suivent leurs parents qui leur montrent la nourriture.
Les oiseaux dont les jeunes sont nidifuges nichent au sol.

Les nidicoles naissent avec les yeux fermés, ils sont nus ou ne possèdent que peu de duvet et sont totalement dépendants de leurs parents.


Il existe des intermédiaires : Les mouettes naissent yeux ouverts et couvertes de duvet, mais restent au nid jusqu'à être capables de voler. On les qualifie de semi-précoces

Les faux nidicoles naissent les yeux ouverts, sont couverts de duvet et sont généralement incapables de quitter le nid. Ce sont les rapaces diurnes, les hérons, les cigognes.


Régime alimentaire

Le régime alimentaire des jeunes oiseaux comporte une forte proportion d'éléments animaux, même chez les granivores : chez un oiseau comme la perdrix grise, la quantité d'insectes absorbée par un poussin représente près de 90% de son régime alimentaire durant la première semaine de sa vie.

Le rythme de nourrissage des jeunes nidicoles (et faux nidicoles) est très variable d'une espèce à l'autre : les grands rapaces ne nourrissent qu'une seule fois par jour, alors qu'une mésange charbonnière nourrit jusqu'à 60 fois par heure.


Durée de l'élevage

Chez les passereaux, la période de dépendance dure généralement de 13 à 20 jours. Elle est de 5 à 8 semaines chez la plupart des canards de surface. Elle peut aller jusqu'à 9 mois ches les grands albatros.


A l'envol, la taille et le poids des jeunes atteint, et dépasse même parfois, ceux des oiseaux adultes.


Accueil | Matériaux | Dimensions des nichoirs | Nichoirs multi-spécifiques | Nichoirs spécifiques | Pose | Entretien | Anti-prédation | Constructions diverses | Parlons nichoirs | Librairie | Bibliographie | Liens |

Haut de page

C.Lorpin 2008. Tous droits réservés.