On utilise le sapin ou le peuplier de préférence. L'aggloméré (ou panneau de particules) et le contreplaqué sont à proscrire. Même le contreplaqué "marine" n'a pas une longévité comparable à celle du bois bien entretenu. Les planches de sapin dites "à coffrage" sont de qualité suffisante pour le type de travail envisagé. Leur prix est modique chez les marchands de matériaux de construction.
Epaisseur conseillée : 18mm, ce qui correspond à une épaisseur commerciale courante. Tous les plans présenté sur ce site tiennent compte des dimensions commerciales des matériaux. Ne jamais utiliser une épaisseur inférieure à 10mm : un nichoir thermiquement bien isolé favorise une reproductiopn précoce.
Pour certaines constructions, on utilise des matériaux autres que le bois : terre de potier, plâtre, béton, béton de bois, acier, vannerie, etc...
Lorsque cela est nécessaire, la confection ou les recommandations de mise en oeuvre figurent dans le texte accompagnant les plans ou les dessins.
Les clous ou vis ordinaires rouillent vite. On pourra utiliser des clous galvanisés ou des vis en laiton pour éviter cet inconvénient.
Les interstices entre les éléments sont à éviter. La découpe doit donc être soignée.
Le toit d'un nichoir peut être recouvert pour une meilleure étancheïté. Il est possible d'employer pour cela du papier goudronné cloué ou agrafé, mais aussi tout autre matériau étanche tel que le zinc ou une matière plastique.

Un nichoir doit impérativement pouvoir s'ouvrir. Souvent, le toit sert de couvercle et s'articule sur des charnières. Celles-ci peuvent être des morceaux de cuir ou de matière plastique souple et résistante.
L'ouverture peut également se faire soit par l'avant, soit par l'arrière du nichoir. Dans les deux cas, des clous servent de pivots.
Le couvercle peut être fixé à l'aide d'un crochet, ce qui permet une ouverture facile, ou avec deux clous retenus par un morceau de fil de fer.
Lorsque c'est la face avant du nichoir qui s'ouvre, deux clous cavaliers seront enfoncés, l'un dans la "porte", l'autre juste au dessous sur la pièce du fond. Un clou de fort diamètre coupé à la longueur voulue servira de "clé".
Quand le nichioir s'ouvre par l'arrière, le système de fermeture est facultatif. Le poids du nichoir suffit à maintenir la "porte" fermée. Mais ce procédé interdit tout contrôle et toute visite en cours de nidification puisque l'ouverture implique que l'on penche le nichoir. On risquerait alors de provoquer la chute du nid et de son contenu.
Beaucoup de poseurs de nichoirs en traitent le bois par un badigeonnage à l'huile de vidange car celle-ci a la réputation de rendre le bois imputrescible. Mais on prétent parfois que les contacts répétés avec ces huiles sont cancérigènes. Cette seule suspicion me conduit à ne pas préconiser un tel traitement. Pour ma part, j'emploie depuis de nombreuses années l'huile de lin avec les meillers résultats. Certains de mes nichoirs restent fonctionnels après bientôt 30 ans de service.
La peinture n'est conseillée que si :
- elle conserve au bois sa rugosité
- aucun de ses composants n'est toxique.
Ne rabotez pas vos planches : les oiseaux s'agrippent plus facilement sur une paroi rugueuse. On peut même, pour les nichoirs profonds, rainurer à la scie l'intérieur du panneau pour faciliter l'accrochage.
Il est utile de percer un ou plusieurs petits trous d'écoulement dans le fond du nichoir afin de conserver séche la cavité.
Le Lérot s'installe volontiers dans un nichoir. Bien que nous les destinions aux oiseaux, cela serait sans grande importance si ce charmant petit mammifère, en grande partie frugivore, ne croquait à l'occasion oeufs, oisillons et même oiseaux adultes afin de se rendre maître des lieux.
L'ouverture du nichoir étant trop étroite pour le Lérot, celui-ci l'agrandit à sa mesure. Pour se prémunir de ses attaques, on peut ajuster une petite plaque de tôle autour du trou d'envol. Une autre technique consiste à enchâsser un gros écrou de diamètre approprié, l'orifice de l'écrou servant de trou d'envol.
Le Pic épeiche, à dessein de prendre possession de l'endroit, peut occasionner des dommages aux nichoirs en essayant d'en agrandir l'ouverture. La plaque métallique, là aussi, est une bonne protection. Mais il arrive que le Pic s'attaque directement à la paroi. Heureusement, le cas est rare. Il n'y a alors d'autre alternative que de remplacer le nichoir. On pourra le faire en plaçant un nichoir en béton de bois qui résiste au puissant bec de l'oiseau.

Fond décalé : Si les côtés dépassent le plancher, la pluie pourrira d'abord le bas des parois et le fond sera protégé.
Ne fixez pas de perchoir sur vos nichoirs. Sauf dans quelques cas particuliers comme ceux des hirondelles ou du Faucon crécerelle où il sera utilisé, celui-ci ne servirait jamais à l'oiseau et pourrait devenir un point d'appui pour un prédateur.
Le trou d'envol ne doit pas être percé trop bas, et encore moins au niveau du plancher. Un trou d'envol percé assez haut, sous l'avancée du toit, est, grâce à celle-ci, à l'abri des intempéries et la nichée se trouve hors de la portée d'un prédateur.